Ce qu’un paysage peut réveiller

Ce qu’un paysage peut réveiller

Regardez ces images.

Je suis presque sûre que, rien qu’en les regardant, vous pouvez déjà sentir quelque chose.

 

 

L’odeur des pins chauffés par le soleil. Celle, plus douce et presque sucrée, des figuiers. Peut-être même la terre chaude, l’herbe sèche ou l’air un peu salé.

Et si vous restez quelques secondes, vous pourriez presque entendre les grillons.

Sentir les derniers rayons du soleil réchauffer votre peau.

C’est assez fascinant, tout ce qu’une simple image peut réveiller en nous.

Une image n’est jamais seulement une image

Bien sûr, aucune odeur ne sort réellement de ces photographies. Aucun grillon ne chante derrière votre écran. Et pourtant, votre cerveau peut presque compléter le tableau.

Notre perception ne fonctionne pas en compartiments parfaitement séparés. Les informations provenant de nos différents sens se croisent et participent ensemble à la manière dont nous construisons notre expérience d’un lieu.

Et l’odorat possède une particularité assez fascinante.

Les informations olfactives sont traitées par un réseau cérébral étroitement connecté à des régions impliquées dans les émotions et la mémoire, notamment l’amygdale et l’hippocampe. Cette organisation contribue notamment au pouvoir évocateur des odeurs.

C’est probablement pour cela qu’une odeur peut parfois nous ramener quelque part en une fraction de seconde. Une sensation. Une lumière. Une chaleur sur la peau. Le bruit des insectes dans les arbres. L’odeur d’un figuier. Et soudain, quelque chose en nous reconnaît l’instant.

Des recherches de l’Inserm ont d’ailleurs montré que plus une odeur suscite une émotion importante, plus le contexte dans lequel elle a été rencontrée peut être mémorisé avec précision. Les souvenirs associés aux odeurs peuvent aussi être particulièrement riches en émotions et remonter très loin dans le temps.

Alors peut-être que lorsque vous regardez ces images, vous ne voyez pas seulement des pins, des figuiers ou des oliviers.

Vous retrouvez une lumière. Une saison. Une température. Un son. Une odeur. Un souvenir. Ou peut-être quelque chose qui vous appartient complètement.

C’est ce qui me fascine dans notre manière de percevoir le monde : nous ne faisons pas que regarder ce qui nous entoure. Nous l’associons, nous le ressentons, nous lui donnons du sens.

Et parfois, quelques éléments suffisent à créer toute une atmosphère.

Et puis il y a les cactus.

Leurs silhouettes un peu sauvages, leurs grandes raquettes et, surtout, leurs fameuses figues de barbarie.

Un fruit étonnant, à la chair douce et juteuse, avec ce petit goût à la fois sucré, frais et délicatement parfumé.

Lui aussi possède quelque chose de l’été.

Et si vous avez envie de prolonger un peu cette sensation dans une tasse, vous le retrouverez notamment dans Petit Colibri, mon thé vert aux fruits exotiques, hibiscus, sureau et figue de barbarie.

Une façon, peut-être, de prolonger l’été...

 

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Sources


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